Christian Boltanski
La dernière rétrospective du centre Pompidou qui était consacrée à cet artiste français contemporain et inclassable était en 1984. Depuis, l’éclectique plasticien, photographe, sculpteur et cinéaste a délaissé son premier amour qu’était la peinture et dompte les matériaux. Ceux-ci sont des supports qui lui servent à questionner les fondements de notre société : rites, culture, mémoire, désillusion et utopie sont à découvrir au fur et à mesure d’une exposition incontournable.

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Le Centre Pompidou consacre une exposition au plasticien français Christian Boltanski du 13 novembre 2019 au 16 mars 2020. Une rétrospective autour de l'oeuvre d'un artiste touche à tout, ayant expérimenté une multitude de formats et d'art. Qu'il soit plasticien, photographe, sculpteur, peintre ou encore cinéaste, Christian Boltanski ne cesse d'explorer ces différentes expressions artistiques et la frontière entre "l'absent et le présent".


Un oeuvre "sensible et corrosive" nous questionnant sans cesse sur "les rites de notre société occidentale". Un art également pensé comme "un état de veille lucide sur notre culture, ses illusions et désenchantements", proposant une vision de la vie de l'Homme et de ce qu'il en advient après sa mort. Souvenir ou oubli, mémoire, idées... autant de sujets explorés de fond en comble par l'artiste.

Les archives de Christian Boltanski

A travers ses oeuvres, Boltanski met en avant nos gestes quotidiens - par le biais de "petites histoires" - cette vie ordinaire qui forge le souvenir et la mémoire commune grâce aux tâches qu'exécute quotidiennement l'être humain, dans un cycle quasi sans fin, jusqu'à la mort. Une exposition qui tente également de démontrer l'acharnement avec lequel "l'art tente de réussir à saisir la vie, de lutter contre l'oubli, sans espoir d'y parvenir".
Cette rétrospective, conçue par l'artiste comme une oeuvre en elle-même, s'organise autour d'un parcours labyrinthique, où le visiteur est invité "à suivre une réflexion visuelle ayant pour thème la préservation de l'être". Une "grande métaphore du cycle humain" à découvrir rapidement.