BLEU DE PANAME

logo



Bleu de Paname a été lancée en 2009 comme une marque « secrète », à l’initiative de Christophe Lépine, alors intégré au siège parisien de Nike, et Thomas Giorgetti, acteur de la presse mode. Engagé dans bien d’autres activités, le duo pense dès 2008 à une marque « monoproduit », sur la base du jeans, et croit au workwear local, un vêtement de travail français revisité. Aucune « coolitude » ne rayonne de cet univers en France à l’époque, Christophe et Thomas pensent qu’avec de bonnes toiles et de bons référents, leurs jeans introduiront une marque d’impact.


Ils sourcent dans leurs copieuses collections personnelles de vêtements, portés ou non : streetwear, habits traditionnels, vêtements militaires et civils. Apprennent de leurs lectures, de leurs « enquêtes », des vestiaires familiaux aussi… Chez les ascendants de Christophe on trouvait des propriétaires de stations-service, aussi des travailleurs de l’industrie textile. Les vêtements de travail familiaux vus dans l’enfance vont être mixés à l’esthétique urbaine des deux fondateurs.


Se dessine fin 2008 une petite ligne de produits, à identité, dénués de logo. Christophe et Thomas pensent au « consommer moins, mais mieux », tandis que le fast retailing est en pleine explosion. L’époque est ostentatoire, BDP naît aussi du rejet de ces « écritures », en misant sur un workwear d’inspiration française, au-delà du jeans. Le nom Bleu de Paname honore un esprit Parisien, et rend hommage aux travailleurs de France.


Messieurs Lépine et Giorgetti veulent revisiter les tissus oubliés du vêtement de travail, des marques comme Le Laboureur ou Vetra pour références. Tout d’abord la fameuse Moleskine, que l’on trouvait sur les bleus de travail, bleus de chauffe, vestes de comptoir ou de « Bougnat ». Il faut pour cela s’associer à des spécialistes, des savoir-faire français. Ils rencontrent un tisserand des Vosges, « assez ouvert » pour développer une Moleskine BDP qui inaugure la réalisation de tissus exclusifs pour la marque, sur de vieux métiers à tisser. Cette Moleskine prend lentement vie, en tant que « peau du diable » elle se doit d’être hyper résistante.


En 2008/2009, le workwear est peu porté, du moins pas en France. Christophe et Thomas veulent créer un vêtement français de travail et détente, persuadé qu’il trouvera son audience. L’envie se concrétise le 4 janvier 2009 alors que la première collection BDP est révélée via un teaser-vidéo en ligne. Notamment diffusé auprès du réseau de Thomas, incluant des acteurs de la presse, de la mode contemporaine, et des « leaders » d’opinion. La vidéo circule worldwide, annonçant une collection faite de 8 pièces : une veste, quatre chemises et trois pantalons.


Aujourd’hui, Bleu de Paname est distribuée dans 130 boutiques dans le monde dont 38 en France.

 

bleupaname